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Par François Berreur le mardi 3 octobre 2006, 16:50 - Juste la fin du monde - Lien permanent
Je viens de parler avec Hervé Pierre qui va entrer à la Comédie française, et j'ouvre le journal (Le Monde) pour lire que Muriel Mayette a cité Jean-Luc Lagarce comme un auteur susceptible de "rentrer". Hasard de la vie ? Ce qui est sûr c'est que Jean-Luc et Hervé s'étaient rencontrés au Chateau de Joux dans le Haut-Doubs lors d'un stage d'été, c'était en juillet 1978. Il ne travaillerons ensemble que beaucoup plus tard (en 1991) mais toujours le lien était resté. Tous deux "hommes de troupe" (troupe théâtrale), cette reconnaissance n'est peut-être pas très essentielle, mais au moins pour les parents elle l'est certainement, et ce n'est certainement pas négligeable.

Souvenir de répétitions, histoire d'acteurs, Music-hall, Hervé avec Bérangère Allaux et Olivier Achard.
Vous ne verrez peut-être pas Juste la fin du monde à Paris, les acteurs du Français ne peuvent, à Paris, que mettre les pieds dans les Théâtres nationaux. Désolé pour les parisiens.
Commentaires
Autant Music-Hall était une magnifique réussite (vu au théâtre de la ville) autant juste la fin du monde (vu hier soir au théâtre de la cité universitaire) est un ratage total ! tout y est laid ! (décors, costumes) mise en scène ringarde qui rend le texte vieillot ! la direction d'acteur qui la joue (mal) réaliste fusille littéralement le texte et surligne tout en faisant une petite pièce bourgeoise sans intérêt ! une honte quand on se revendique le digne héritier de lagarce ! je ne vous dit pas bravo monsieur François Berreur !
Pour ma part, venu sans attentes, et reparti ému, je dis bravo!
J'ai vu, hier, Juste la fin du monde. Je suis vraiment heureuse d'y avoir entraîné tout un groupe de jeunes et d'adultes.
Si les avis sont partagés, car le sujet est sensible, j'en suis sortie avec l'envie d'y revenir. C'est plutôt rare.
Ce décalage entre l'âge des comédiens et les personnages est une réussite, il apporte une distance et une touche d'humour qui justement nous éloigne d'une ambiance mélo, dramatique et "bourgeoise". Le texte nous saisit et résonne avec plus de force.
Quel travail de toute l'équipe pour quelle émotion et quel bonheur !
Difficile de porter le poids de la culture française, difficile de porter sa langue, ses textes, quand on confond les accords de la troisième personne du singulier, de la première et de la dernière du pluriel... "Ils ne travailleront" et pas "il ne travaillerons"!
Stéphane, 18 ans, étudiant en littérature, déçu par ceux qui prétendent donner vie à notre langue, et qui ne savent pas l'écrire.
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